On dirait que ma soeur me connaît bien. Quand elle revient du Mexique, elle ne m'offre pas un pancho arc-en-ciel ni des seaux de guacamole de 5 litres. Elle doit se dire qu'il faut rester dans la grande lignée des cadeaux de la famille. Car par chez nous, c'est bien connu, on s'offre toujours de l'alcool local pour immortaliser nos voyages. Les stylos du Népal, les boules enneigées quand on les retourne de la Tour Eiffel ou bien le cendrier en terre cuite d'Istanbul, c'est pas trop dans les gènes.

Donc me voici en possession du Mezcal, un alcool de plantes de "c'est bon comme là-bas dis" qui fiche la trouille même quand tu ne l'as pas encore senti. Car faut bien l'avouer, le premier geste du poivrot notoire en présence d'un alcool inconnu est le reniflage du dit breuvage barbare. C'est pas que ça sent fort mais l'odeur t'avertit. Elle te demande de ne pas sous-estimer la bête. Soit. Je ferai gaffe, je prendrai des petits verres de vodka.

Seulement, il y a un petit truc en plus dans cet alcool. La special touch mexicano tounikéto. Je ne sais pas si les Bronzés font du ski est sorti là bas mais à la place du crapaud, ils ont mis un autre truc :


Non t'as pas rêvé mon salaud. Un putain de ver à soie.

Là c'est sûr on va vraiment tous mourir dans d'atroces souffrances.