Et ma satané patience a encore été mise à rude épreuve quand, mardi dernier (le 16) ma ligne internet s'est encore désynchronisée pendant que je surfais naïvement et là d'un coup, j'ai eu envie de synchroniser mon 45 fillette avec le cul d'un technicien hotline sauf que j'avais pas prévu qu'un marabout haïtien avait fait de mon cas un exemple pour apprendre à ses protégés comment augmenter la poisse de valeur exponentielle. Donc voilà le résumé de mes pérégrinations avec Club-Internet :
  • Mercredi 17 : la hotline club-internet est ouverte de 9h à 22h et un imprévu me fait arriver chez moi à 22h15 donc je suis obligé d'attendre le lendemain pour rappeler. Je reste zen et détendu comme un Gandhi en voyage officiel en Jamaïque.
  • Jeudi 18 : je dois appuyer sur tellement de touches pour arriver au service désiré que j'ai l'impression de voir afficher mon numéro de Sécurité Sociale sur l'écran de mon portable. La discussion avec le technicien est amusante car c'est moi qui lui explique la procédure tellement j'ai l'habitude d'habiter dans le nord de la Roumanie avec toutes ces pannes. Et à la fin, c'est le drame, il ne me reste plus qu'à donner une info pour lancer l'intervention technique mais je suis coupé brutalement car la conversation a duré plus de 30 minutes. Oui Club-Internet respecte la règlementation à la lettre après t'avoir quand même pris 10€20 (appel sans vaseline à 0.34€ la minute sa mère qui mange le combiné téléphonique en carpaccio).
  • Vendredi 19 : je suis au boulot, j'ai un doute, je vais quand même vérifier si mon intervention a été lancée. Bingo. Rien. Pas la moindre trace d'un sortage des doigts du cul de CI (pour les intimes car oui on est très intimes maintenant avec mon FAI à 2 balles). J'appelle direct et j'explique qu'il faut juste lancer l'intervention car tout a été fait la veille mais là, le technicien me dit qu'il faut que je sois chez moi. Oui, chez moi, juste pour lui dire si la diode verte de l'ADSL est allumée. Je lui dis que je suis sûr que non puisque ça fait 12 fois que j'ai le problème mais il veut rien savoir, "c'est la procédure" qu'il me dit, moi j'ai envie de lui dire que la procédure c'est d'aller le voir pour faire une expédition punitive et le pendre à un poteau électrique avec les poils de ses aisselles.
  • le week-end passe car oui j'ai quand même une vie et que c'est indispensable pour moi d'aller voir Zubrette afin de retrouver la pleine possession de mes moyens pour attaquer la hotline CI dès le lundi le couteau entre les dents et le visage grimaçant de colère maîtrisée.
  • Lundi 22 : le numéro est inconnu. Oui vous avez bien lu, j'appelle un numéro toute la semaine d'avant et là le lundi il est inconnu au bataillon! Mais ce sont des banquiers ou quoi, ils doivent se faire payer des RTT avec toutes les communications qu'on leur laisse ! Non non ça va je suis très calme. Mais merde. Je m'excuse, mais merde.
  • Mardi 23 et mercredi 24 : CI m'avertit qu'ils ont changé de numéro car, oui, ils sont comme ça eux, ils n'avertissent du changement qu'après, c'est de la putain de bonne anticipation des familles ça. Le pire c'est que je n'arrive pas à les avoir, tu attends comme un con et au bout de 6 minutes ils te disent poliment que ça va pas être possible, qu'il faut rappeler alors que toi t'as simplement envie de tous les faire tourner à la broche avec un peu d'huile d'olive et de persil dans le cul.
  • Jeudi 25 : ça y'est, j'en ai eu un, un pauvre petit technicien qui s'est perdu, abandonné par ses coupaingues un peu comme le petit gnou qui s'égare du troupeau finissant par être dévoré par un lion qui fait juste son métier de lion. Et là je le supplie de lancer sa putain d'intervention, oui la diode est éteinte, oui j'ai changé la prise gigonne, oui j'ai la ligne de France Télécom qui fonctionne. Et là, il l'a lancé, d'une voix certes nasillarde mais il l'a fait. Il ne faut plus qu'attendre 7 jours maxi. J'ai les larmes aux yeux mais je suis fier, je n'ai pas lâché, j'ai été fort mentalement.

J'espère que ce sera la dernière fois mais bon comme dit Rocky intellectuellement dans son dernier film romantique :

"C'est pas fini tant qu'y a pas eu la cloche".